Qui suis-je ?

Publié le par Charly...

 



A L'OEUVRE ON CONNAIT L'OUVRIER





Voulez-vous jouer le jeu ? Allez, ne lisez pas ce qui suit. Cette page a été configurée pour que dans un premier temps, le texte proprement dit n'apparaisse pas. Non, ne faites pas dérouler la page tout de suite. Prenez quelques instants pour vous laisser envahir par ces mots : « à l'oeuvre, on connaît l'ouvrier ». Fermez les yeux et répétez cette phrase à voix basse, plusieurs fois pour vous habituer à cet état, jusqu'à ce que vous parveniez à n'être qu'au milieu de nulle part, n'étant attentif qu'à ces mots. Au besoin, bouchez-vous les oreilles. Concentrez-vous et écoutez ce proverbe que vous répétez lentement. Soyez ouvert à tout ce que chaque mot et toute la phrase évoquent en vous. Qu'impliquent-ils, que cherchent-ils à vous dire, quels enseignements pouvez-vous en tirer ? Allez-y faites le test. Ensuite, faites remonter la page.



Avez-vous essayé de comprendre tout ce que ces mots supposent que vous fassiez dès maintenant, pour qu'ils aient un sens lorsque vous serez amené à les prononcer pour expliquer qui vous êtes ? Ont-ils la force nécéssaire pour vous rappeler les efforts que vous consentez à fournir désormais pour devenir celui ou celle que vous souhaiteriez être ?

Vous est-il déjà arrivé d'être attiré spontanément par une façon d'être que vous venez de remarquer chez un personnage, chez un inconnu ou chez quelqu'un de votre entourage ? On se retrouve tout émoustillé. Cette manière d'agir, ces réactions, cette façon de penser, ces paroles ou cette écriture, correspondent à une belle personnalité qui nous est naturellement agréable. Ce serait un peu comme un model, un idéal que l'on ressent au tréfond de soi sans trop comprendre pourquoi il nous plaît. On est en présence d'une personnalité qui apparaît comme la concrétisation de notre manière de concevoir la vie.

D'un autre côté, nous sommes le produit de notre héritage. Héritage génétique, culturel, environnemental. Un héritage que, dans l'ensemble, on a reçu à notre insu. On ne tarde pas, et ce dès l'adolescence, à constater ce que nous sommes : nos traits de personnalité, notre caractère, nos tendances, nos goûts, nos réactions innées, nos travers, nos faiblesses, nos craintes plus ou moins sourdes et inavouées. Il y a en nous trois personnes : la première est celle que l'on est de par notre nature profonde, qui évolue de façon indépendante à notre volonté. La seconde est celle que l'on aimerait être et qui correspond à notre idéal, à l'image parfaite que l'on se fait. Enfin la troisème est celle que l'on parvient lentement à devenir et qui se situe entre les deux premières. Cette troisième personne parvient parfois à s'exprimer après que l'on ait fait un véritable travail sur soi-même en profondeur, après un contrôle réussi des différents paramètres de notre être. Une attitude bien raisonnée, convainquante et disciplinée nous apparaît comme une belle victoire encourageante sur notre côté obscur et insaisissable. Inutile de préciser qu'il y a une lutte permanente entre ces deux aspects extrêmes de la personnalité. Baisser un peu la garde, lâcher un peu la bride, et notre personne basique reprend le dessus. Ou, comme dirait le proverbe : chassez le naturel (pour un instant), il revient(dra) au galop ( à la moindre occasion).

Alors, à la question « Qui es-tu ? » ou « Qui suis-je? », on peut choisir de répondre modestement : « A l'oeuvre, on connaît l'ouvrier. » Encore faut-il que notre oeuvre soit à la hauteur de notre ambition, de l'image qu'on veut donner de soi. Parler beaucoup de soi et risquer de se voir contredit par ses actions, peut jeter du discrédit sur soi. Laisser parler nos actes, c'est jouer la carte de la transparence au risque, bien honnête, de laisser paraître notre personnalité dans sa réalité crue.

D'où l'importance de veiller, dès à présent, à travailler sur soi pour parvenir à comprendre, du moins en partie, les différents aspects qui composent notre personnalité et les modeler lentement, mais en profondeur suivant le model qui nous séduit le plus. Au moment d'agir, répétons-nous mentalement le proverbe : " à l'oeuvre, on connaît l'ouvier ". Quelle sera cette oeuvre que nous sommes sur le point d'accomplir ? Quel ouvrier serai-je après ça ? Qui serai-je?

Charly...

Publié dans Proverbes

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alexandra 08/01/2009 21:45

Très profond, vraiment...tu décris bien les trois personnalités...en tout cas je m'y retrouve, surtout dans la seconde...et puis on prend de l'âge, on se fait psychanaliser et là on s'aperçoit qu'il faut simplement être soi même et c'est déjà un grand pas de fait.dans un autre com, je te dis que je suis agnostique,ça veut dire que je doute de tout, je ne crois à rien, surtout pas à une religion.disons que je suis comme ST Thomas, je ne crois que ce que je vois.l'important c'est avant tout de s'aimer soi même, de faire le plus de bien possible et le moins de mal possible, mais il ne faut surtout pas tomber dans l'excé et tendre la joue gauche si tu prends une claque sur la droite, le juste milieux, pas facile à équilibrer, mais avec beaucoup de volonté, et aussi beaucoup de regard sur soi même, on peut arriver à faire des progrès,mais nous sommes tous imparfaits, c'est pas moi qui l'a dit...(humour).C'est vrai qu'il fût un temps où je piquais quelques phrases, expression du visage, à d'autres, et puis un jour, j'ai vu que c'était tellement ridicule que j'ai stoppé net! déjà on ne se voit pas comme les autres nous voient, et ça c'est un truc qui m'a toujours énervé...j'aimerai me voir avec les yeux d'un ou d'une autre...si bien que des fois on me dis ah toi tu es comme ci...ou comme ça...et je suis étonnée car c'est pas comme ça que je suis...bon j'arrête car on pourrait écrire ou parler indéfiniment sans résoudre ce dilème...j'en ai souvent parlé avec mon psy, mais lui non plus n'avait pas la réponse.

Charly... 11/01/2009 08:54


C'est vrai que ces questions-là sont assez complexes et profondes. Je suis convaincu qu'une psychanalyse peut nous aider à comprendre qui nous sommes et d'où nous viennent ces réactions
inconscientes, automatiques, surtout les mauvaises que nous essayons d'éradiquer. Copier quelqu'un c'est ne pas être soi-même, mais adopter une façon de faire et la faire nôtre ce serait travailler
sur soi pour devenir ce qui nous ferait plaisir. Ce model subira l'épreuve du temps. Si on en vient à s'en lasser, c'est que cet idéal n'est pas ce qui nous plaît le plus, puisqu'on n'y prend plus
autant de plaisir. Le temps fera aussi qu'un trait de caractère souhaité s'incruste réellement en nous et finisse par faira partie intégrante de notre personnalité. C'est sûr qu'on ne se voit pas
comme les autres nous voient. On ne peut être objectif. On sait ce qu'on veut faire passer comme message, comme image, mais y arrive-t-on vraiment ou notre interprétation est-elle faussée par notre
personnalité inconsciente ? C'est peut-être là que réside toute la difficulté. Je reprends la partie sur la religion dans tes commentaires sur "Force Agissante".
Charly...


nina de zio peppino 07/11/2008 15:24

C'est débat qui mérite une longue et même très longue chaise longue…je me vois parfaitement rester des heures à discuter de tout ceci. Je me pose des tas de questions à ce sujet et j'avoue que je n'attend pas forcément des réponses. De nos jours  on juge très facilement l'apparence des gens…je ne peux pas commencer de la sorte sinon je ne m'arrête plus…je voulais donc dire que lorsque je sors en ville et que je croise un premier regard inconnu…

Charly... 09/11/2008 12:34


J'aime les débats qui durent des heures, les questions que l'on se pose sans réponses évidentes. Juger ou se faire une première idée à partir de ce qu'on voit, de ce qu'on sent ? La limite est
imprécise.
Charly...


Yog 07/11/2008 00:49

Bonsoir Charly,Comme tu le dis, dès que l'on baisse la garde on peut être amener aux pires actions.   Et les pires actions viennent toujours des pensées non contrôlées. Il faudrait finalement dire: "A la pensée, on connait l'ouvrier". Et ensuite: "A l'oeuvre, on connait la pensée". Mathématique non? A bientôt!

Charly... 09/11/2008 09:49


Mais voilà une analyse toute en profondeur scientifique. Si à l'oeuvre on connaît la pensée et qu'à la pensée on connaît l'ouvrier, on peut dire grâce à la transitivité mathématique qu'à l'oeuvre
on connaît l'ouvrier. Tu détailles le cheminement des processus avec grande justesse. La conclusion ? Tâchons de contrôler nos pensées. Pas évident non plus.
Charly...


nelle 06/11/2008 20:17

mais ... qui êtes vous ???

Charly... 08/11/2008 05:48


Bonjour Nelle et bienvenue ! Qui suis-je ? Un ami qui vous veut du bien.
Charly...


:0014::0010:dom:0075: 04/11/2008 07:16

Bon, là, pour l'instant, je ne vois pas de nouvelle oeuvre ...que fait l'ouvrier ???Bon mardi ! Bisoux. dom

Charly... 04/11/2008 16:21


Heu... il est très occupé. Il répond aux commentaires et va visiter leurs blogs respectifs. Il prépare quelque chose. Patience et longueur de temps...
Charly...