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Proverbes & Citations

A vivre, on apprend toujours quelque chose.
(Proverbe français)

***

Il est toujours avantageux
de porter un titre nobiliaire.
Etre de quelque chose, ça pose un homme,
comme être de garenne, ça pose un lapin.

(Alphonse Allais)

***


Charly

Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /2009 08:58

Il est dans la nature humaine de subir l'influence de son entourage. Qu'on le veuille ou non, qu'on en soit conscient ou pas, l'impact qu'a sur nous ce que l'on voit, ce qu'on entend et surtout ce que l'on sent comme sentiment, comme émotion, comme intention chez les autres, cet impact-là est bien réel. Nous le subissons de plein fouet, bon gré, mal gré.


Lorsqu'il s'agit d'essuyer des critiques négatives, la tâche se révèle ardue. En effet, ces coups d'épée peuvent nous décourager, nous affaiblir, nous stopper net dans notre élan. Ces coups de massue s'accompagnent automatiquement d'une remise en question de nos actions et de leurs mobiles, des moyens d'expression utilisés, de la façon dont nos actes sont perçus. En outre, il n'est pas rare de voir monter du tréfonds de notre cœur, un vague sentiment de dépression. Oui, elles sont vraiment destructrices ces critiques et ce d'autant plus qu'elles émanent de notre propre entourage, de nos parents, de nos amis, de nos proches. Suivant notre degré de sensibilité, nous « encaisserons » le coup avec plus ou moins de philosophie. Dans les meilleurs cas, on pensera qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, que chacun a sa personnalité et qu'on peut trouver à redire chez n'importe qui. Dans le pire des cas, ces critiques auront pour conséquences une diminution de l'estime de soi, une cessation plus ou moins totale de l'activité incriminée et d'une certaine distance établie avec la personne qui nous critique. Ne voulant plus risquer de subir ses « attaques », on s'en éloignera, au moins le temps de récupérer. Entre ces deux cas, on peut évoquer la possibilité d'utiliser ces remarques en se concentrant sur le fond, plutôt que sur la forme. N'y aurait-il pas un fond vérité que l'on pourrait exploiter à notre avantage, plutôt que de tout rejeter en bloc, sous prétexte qu'il ne tient aucun compte de nos sentiments ?

Ceci nous amène à réfléchir sur la façon dont nous pourrions exprimer un point de vue certes sincère, mais sans doute un peu crûment ce qui risquerait de blesser ou de froisser la personne à qui nous parlons. Nous oublions souvent de ménager les susceptibilités. L'excuse qui consiste à prétendre qu'au moins notre avis est des plus honnêtes, ne convaincra pas de sa légitimité. Il faut savoir y ajouter l'art et la manière. L'usage du tact est fortement recommandé. Il ne s'agit pas de frelater un message qui a lieu d'être donné mais de l'édulcorer avec les égards qui s'imposent et qui ne manqueront pas d'être perçus. La critique n'en sera que mieux accueillie, si tant est que nos bonnes intentions soient palpables et paraissent évidentes. Notre but est-il de «nous débarrasser d'une patate chaude » ou  celui d'apporter une appréciation ressentie sous un angle insoupçonné dont la personne aurait bien besoin pour se parer de meilleurs atouts ?


Il en va tout autrement lorsqu'on reçoit des encouragements. S'ils sont énoncés sous forme de constatations qui surprennent celui qui les donne, ils seront d'autant plus efficaces car ils apparaîtront comme une évidence qui a sauté aux yeux de cet observateur. De toute façon ils seront toujours les bienvenus. Ce sont des témoignages éloquents de l'approbation du compagnon. Ils ont pour merveilleux effet de redonner l'envie de poursuivre notre activité, d'aller plus loin dans sa réalisation, dans son perfectionnement. Ils redonnent le goût de faire des choses. On se sent davantage valorisé et apprécié. Ils redonnent confiance en nous. Ils renforcent, bâtissent, fortifient, redynamisent. Il n'y a que du positif à les recevoir.

Compte tenu de ce qui précède, posons-nous les questions suivantes: « quand était-ce la dernière fois que j'ai encouragé quelqu'un ? », « Pourrais-je prodiguer plus souvent des encouragements sincères et mérités ? », « Ou bien suis-je avare en compliments, ce qui traduirait une pointe de jalousie que j'essaye de dissimuler ? »


Une bonne parole fait beaucoup de bien à qui la reçoit, mais aussi à qui la donne généreusement. Il en découle des relations plus étroites. Alors, pourquoi hésiter plus longtemps ?


Charly...

Par Charly... - Publié dans : Charly
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /2008 11:02

Avoir l'esprit d'ouverture vers les autres c'est bien, savoir ce qu'on va y mettre c'est mieux.

Si le hasard bienheureux de la rencontre fortuite fait que des intérêts communs sautent aux yeux, il va s'en suivre très probablement des affinités qui uniront immanquablement les deux personnes. Jusque là, c'est facile, les choses se font d'elles-mêmes, naturellement. Encore faut-il que ces points communs sortent à la surface.
Au détour d'un échange, une idée est évoquée, une expression, une image, une référence, une allusion... Immédiatement elle est reprise « en plein vol » et le tour est joué. On reconnaît une notion familière, on n'y est pas insensible, on y rebondit instantanément. On est sur la même longueur d'onde. On se découvre, on se retrouve, on s'emballe.

Mais lorsque les atomes ne sont pas si crochus que cela, comment forcer la manoeuvre ? On mettra toutes les chances de son côté en s'intéressant à ce qui intéresse l'autre. Des questions ouvertes bien amenées, discrètes et respectueuses donneront l'occasion de s'exposer de part et d'autre.

Il est évident que chacun a sa part à jouer. Si le répondant fait cruellement défaut, la partie tournera court. Au bout de quelques essais infrutueux, on abandonnera là jugeant le moment inopportun, jusqu'à ce qu'une nouvelle occasion se présente.

Mais au delà des points communs qui peuvent être partagés spontanément; au delà de ces sujets qui peuvent être présentés avec tellement d'enthousiasme qu'ils en viennent à séduire l'auditeur attentif, lequel verra là une occasion de s'enrichir et d'étendre ses horizons; il est un aspect fondamental qui facilite ces rapprochements. Il s'agit de la capacité à écouter, qu'on pourrait détailler sous ses diverses facettes : le degré d'attention prêtée, la largeur d'esprit manifestée, la tolérance, le respect, l'impartialité, la curiosité saine, la souplesse d'esprit, la patience, les questions qui marquent l'intérêt.

Si les atomes ne sont pas naturellement crochus, on se doit de faire notre part pour voir dans quelles mesures on ne pourrait pas, malgré tout, les faire s'accrocher d'une façon ou d'une autre. Une fois emboités, ils consitueront un joli pont entre deux êtres qui sont, comme chacun le sait, deux mondes à part entière.

Charly...

 


Par Charly... - Publié dans : Charly
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Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /2008 05:00

Aujourd'hui, c'est le 1er juin. C'est une date particulière: cela fait un mois que j'ai ouvert ce blog.

L'heure est donc au bilan, aux remerciements, et aux adieux.

Pour le bilan, je suis plus que satisfait. Quelques chiffres: 31 jours de blog actif, 31 articles publiés, 217 commentaires reçus, un BlogRank à 74, un total de 4083 pages vues (dont un record à 313 le 25/05), un total de 597 visiteurs uniques (pointe à 44 le 24/05), l'article « Relève-toi » a été vu 48 fois (c'est le sujet le plus lu).

J'ai ouvert ce blog sans l'avoir pensé. C'est au cours d'une conversation fortuite avec une excellente amie que l'idée a été émise comme ça, comme si c'était évident. Cette façon de partager des réflexions ne m'avait pas traversé l'esprit, mais j'avoue que j'ai trouvé l'idée intéressante. Je l'ai cogitée pendant la nuit et au petit matin c'était fait, j'étais convaincu de l'utilité de la chose.

Il faut dire que j'ai toujours aimé réfléchir à toute sorte de sujet et partager mes impressions, en discuter, en ressortir quelque leçon ou encouragement. Malheureusement le moins que l'on puisse dire c'est qu'on ne se bousculait pas à ma porte. Alors ces conversations profondes demeuraient comme un luxe rarement disponible. Comme je ne voulais pas imposer quoi que ce soit, je guéttais l'occasion qui, il faut bien le dire, se présentait rarement.

Avec l'idée de ce blog, l'invitation est lancée au public, la porte est ouverte, l'occasion est intemporelle. J'étais tout enthousiaste au début, plein d'espoir, des idées plein la tête. J'ai abordé la chose avec beaucoup d'élan. Aujourd'hui, je peux dire que les résultats sont bien au-delà de mes espérances. J'ai pu rencontrer de belles personnalités que je ne connais pas encore bien c'est vrai, mais le peu que j'en connais je l'apprécie déjà beaucoup. La petite dizaine de commentaires que je reçois tous les jours me donne matière à réflexion. Comme vous l'avez constaté, j'ai pris un réel plaisir à répondre à chacun, de façon individuelle et personnalisée. J'ai pu ainsi développer un début relation personnelle avec chacun d'entre vous.

J'ajoute que j'ai rougi bien des fois devant certains de vos compliments, et que grâce à vos commentaires tour à tour simples, sympathiques, profonds, gentils, puissants, réfléchis et complexes parfois, j'ai l'impression d'avoir progréssé, d'avoir cultivé certaines qualités. Je suis plus calme, j'ai plus de recul, plus de contentement. Je suis surpris d'avoir le réflexe de penser au blog lorsqu'une situation stressante se présente; j'imagine comment j'aurais développé le sujet et vos commentaires qui suivraient. Donc un bilan plus que positif et pour cela aussi, je vous en suis très reconnaissant. J'espère garder un bon contact avec chacun d'entre vous et, peut-être, les inconnus qui attériront sur "tousmesmots".

J'ai passé un mois d'intense réflexion à approfondir des thèmes, des sujets, à essayer de comprendre un peu mieux la vie, la nature humaine et ses difficultés. Je n'ai, bien entendu, pas fait le grand tour de la question, tant la complexité de la vie est grande, loin s'en faut. J'espère, pour ma part, vous avoir apporté quelque chose, une modeste contribution pour vous inciter à réfléchir au pourquoi et au comment des choses (même si vous ne m'avez pas attendu pour le faire, naturellement).

Je me suis tellement pris au jeu que j'ai passé beaucoup de temps sur ce blog. Répondre à chaque commentaire, composer un article par jour, consulter les différents blogs de chacun, me prend beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de temps. C'est pourquoi je vous annonce avec un certain regret, un certain pincement au coeur et des doigts qui se raidissent sur le clavier...

... que je ne pourrai plus continuer ce blog.

...du moins, pas à un rythme aussi soutenu ! Vous le comprendrez, j'en suis sûr. J'ai du retard dans la lecture de tous vos blogs où il y a tant de belles choses à découvrir.

Alors, je vais me consacrer, pendant un temps à parcourir vos oeuvres, à les commenter, à relever ce qui me paraît extra-ordinaire, source de bonnes réflexions. Je ne publierai qu'épisodiquement, je ne sais pas encore à quel rythme, mais de façon plus équilibrée.

En attendant, je vous invite chaleureusement à parcourir ces 31 articles, à découvrir ceux que vous n'avez pas lus, à revenir sur ceux qui vous inspirent encore. Les sujets étant, comme je l'ai dit, intemporels, on peut toujours y apposer une nouvelle idée. Surtout n'hésitez pas à lire les commentaires les uns des autres, on y apprend toujours quelque chose.

Merci à toutes et à tous, mon amitié vous accompagne.

Charly...

Par Charly... - Publié dans : Charly
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Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /2008 05:55

Comme il n'y a pas d'antidote miracle pour chasser la mauvaise humeur, il serait plus prudent de la prévenir. En effet, chacun a sa méthode pour sortir de cet état disgracieux, mais force est de constater que toutes les méthodes ne donnent pas systématiquement le résultat escompté. Parfois, il suffit d'attendre, de laisser passer le temps et la morosité s'envole, on ne sait trop comment ni pourquoi,l'important étant que l'on soit soulagé; on n'y repense plus.

Afin de s'économiser ces efforts et cette situation déplaisante, voici trois pistes à considérer:

Cultiver la bonne humeur. Profitons de ces moments joyeux où l'on se sent particulièrement bien, pour les prolonger. Par expérience on sait que cet équilibre est fragile, que, malheureusement, il ne va pas durer bien longtemps. On se doit donc de le cultiver. Pour cela, n'hésitons pas, autant que faire se peut, à nous entourer de choses, de personnes, de lieux, d'ambiances qui, on le sait, ont une bonne influence sur nous. Chacun aura ses choix préférés. Cela suppose qu'au préalable nous ayons appris à nous connaître un peu, à savoir ce qui nous plaît, ce qui nous convient, ce qui nous fait du bien, ce qui nous rend joyeux, ce qui nous fait rêver.

Rester positif. Devant une situation donnée, il y a plusieurs façon de réagir. La meilleure dépendra, d'abord, de la façon que l'on a de voir ladite situation. En apprenant – car ce n'est pas un réflexe inné – à regarder le bon côté des choses, il n'y aura pas lieu de s'en irriter. Qu'est ce qui nous aidera à voir le bon côté des choses ? C'est une question de choix volontaire. Prenons du recul. Reconsidérons le passé. A quoi nous a servi l'inquiètude, les vexations, les tristesses, les colères... que nous avons expérimentés dans notre vie ? Ont-ils eu, tous ces états, une quelconque utilité si ce n'est d'avoir laissé parler notre nature impulsive à ce moment là ? Mais peut-être en avons-nous pâti, en le payant de notre santé. Peut-être en avons-nous fait pâtir notre entourage qui a dû nous supporter. N'aurions-nous pas pu nous économiser – à nous et à notre entourage – ces situations si nous avions réagi différemment, si nous avions appris à voir le bon côté des choses ?

Etre prudent. Nous avons dit que cet équilibre est fragile, ce qui suppose qu'un rien peut le faire basculer. Ce rien nous prend souvent au dépourvu. On peut néanmoins faire notre part pour ce qui est de prévenir un changement d'état malheureux. Il s'agit de préparer son coeur pour faire face à toute tentation, toute pression qui pourrait nous surprendre. En nous préparant à garder notre personnalité calme, pacifique, notre maîtrise de soi, notre intégrité, nous pourrons réagir plus sagement. Evitons toute situation « à risque », pour ne pas jouer avec le feu. Ne nous croyons pas plus forts que nous ne sommes en réalité. Sur-protègeons-nous, on n'est jamais assez prudent.

Au besoin, appelez-moi.

Marchons sagement et profitons pleinement de ces très bons, de ces excellents, côtés de la vie.

Charly...

Par Charly... - Publié dans : Charly
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /2008 05:00

Parmi les aventures de la vie dont on se souvient avec le plus d'admiration, avec une tendresse inconditionnelle, une approbation catégorique et incontestable, il y a l'époque merveilleuse où l'on tombe amoureux.

Vous rappelez-vous ce moment, cette époque bénie ? Fermez les yeux et faites un retour dans le passé.

Que ressent-on quand on est amoureux ? Tout et rien à la fois. Notre corps frétille, il est en ébullition, tout léger. On ne sent rien de gênant. On est, comme qui dirait, anesthésié. On flotte dans l'air sans ressentir la moindre difficulté pour quoi que ce soit. Les choses qui, jusque là étaient gênantes, prennent soudain une autre proportion et sont désormais, ô combien surmontables.

L'univers est changé, on est transporté dans une autre dimension où le merveilleux se savoure à chaque seconde. Le monde qui nous entoure n'existe pas comme d'habitude, on ne le perçoit pas de la même façon. Tout nous paraît beau. Le moindre détail vient apporter sa touche au bonheur qui déjà nous a envahi. Ce qui paraissait banal avant, prend maintenant une autre saveur. Même le train-train quotidien devient source de nombreux moments de bonheur, de nouvelles raisons d'être heureux.

On se sent important, aimé, admiré. Et on fait tout pour s'en montrer digne bien sûr. On se présente sous son meilleur jour. Ce qui compte, c'est de plaire, de renforcer cette admiration qu'on nous porte, en se surpassant. On sent que l'être aimé a besoin de nous et l'on est on ne peut plus disponible. Il devient notre priorité. Maintenant on ne vit que pour lui. On ne veut être qu'avec lui. Les circonstances - c'est curieux - viennent contribuer à la joie de ce rapprochement et le justifier.

Mais remontons encore plus loin, tout au début. Le meilleur moment, quel est-il ? Oh, peut-être celui où l'on ne s'est pas encore engagé, ou même déclaré. Là tout est à construire. Tous les silences sont synonymes d'intérêts non avoués, d'amour. Ils ouvrent la porte à des tas d'espoirs pour l'avenir. On entrevoit avec une certaine délectation tout ce que pourrait être la vie future. En un instant, on se projette loin, très loin dans la vie. Le reste du chemin n'est que délice... plus de soucis.

Avec le peu que l'on sait de l'autre, on imagine qu'il serait comme ci, qu'il réagirait comme ça, pour notre plus grand plaisir. On est déjà tout acquis à cette nouvelle voie. Alors on se dit sans hésiter: ça y est, on a enfin trouver Le Bonheur !

On a alors tant à partager... pour l'émerveiller encore, de tout ce qu'on a, de tout ce qu'on sait. Et le rendre heureux encore et encore...

Charly...


Par Charly... - Publié dans : Charly
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /2008 04:53

Scientifiquement, la vue est celui des cinq sens qui nous apporte le plus de renseignement à la seconde. Voilà qui explique pourquoi nous en faisons bien volontiers, l'un des plus précieux que nous possédons. Il faut reconnaître que c'est un moyen très pratique pour découvrir le monde qui nous entoure. Il n'est pas indispensable à la vie, mais il la rend nettement plus agréable. Source d'enrichissements, d'émerveillements, d'apprentissages, de plaisirs, de curiosités parfois avec les "illusions d'optique", il est difficile de penser qu'on puisse choisir de ne pas regarder ce qui est à portée de vue - sauf dans le cas évident où il y a impossibilité physique. Et pourtant...

Je veux bien croire que la vue nous joue des tours parfois.

Avez-vous remarqué que lorsqu'on entend quelqu'un parler sans le regarder, on s'en fait une idée mentalement. Plus on l'écoute, plus cette image s'affine grâce aux nouveaux détails que l'on perçoit. Au bout d'un moment, on a en tête une représentation plus ou moins claire de la personne.

J'oserai dire que cette construction est le fruit inconscient de l'état de notre psychisme. Comme chaque personne est différente, chacun a sa propre représentation mentale. On peut toujours s'amuser à les comparer, on trouvera facilement des différences entres les unes et les autres.

Cet exercice est bien connu des lecteurs. En lisant un récit quelconque, on se fait, sans en être conscient, une visualisation mentale de la scène, des lieux, des couleurs, de l'ambiance. Si le texte est détaillé, l'imagination est aidée, dirigée. Si, au contraire, les descriptions sont succintes ou le tableau grossièrement brossé, notre imagination, elle, ne s'en contente pas et comble ce manque automatiquement, rajoutant à son gré des détails qu'elle invente.

Mais revenons à l'exemple le plus frappant : le contact humain.

Prêtez attention à l'expérience que l'on fait tous les jours. Lorsqu'on parle au téléphone avec une personne que l'on n'a jamais vue, suivant sa façon de parler, sa façon de réagir, ses intonnations, le choix de ses mots etc... on s'en fait une certaine image. Plus on aura de contact avec cette personne, plus la relation évoluera, devenant suivant les cas, plus sympathique, familière ou complice (dans le meilleur des cas), intimidante voire sans intérêt (dans le pire des cas), ou bien entre ces deux extrêmes, cordiale et respectueuse.

Maintenant arrive le moment où l'on a l'occasion de rencontrer cette personne, et donc de la voir. Eh bien, on est souvent surpris, agréablement ou pas. En tout cas il y a fort à parier que la réalité soit différente de ce qu'on pensait. Par la suite, la relation se reconstruira ou se complètera parce qu'elle sera influencée par la vue.

Tout ceci s'expérimente également à travers l'écriture. Cette forme d'expression a l'avantage d'être réfléchie, donc elle gagne en justesse ce qu'elle perd en spontaneité. Dans l'expérience qui nous intéresse cela se traduit par une différence entre la personne imaginée à travers ses écrits et celle que l'on découvrira en direct au téléphone par exemple, et qui sera, à son tour, différente de celle que l'on verra face à face.

L'inverse est aussi vérifié. Quand j'étais petit, j'observais les gens de loin en attendant près du caddie, au supermarché. Je les voyais bouger, parler, mais je ne les entendais pas. Lorsque je passais à côté j'avais un complément d'information: les voix, les intonnations... et les pesonnes me paraissaient autres.Il en est de même lorsqu'on est devant la photographie de quelqu'un. On s'imagine qu'il est d'une certaine manière et l'on est surpris de le découvrir légèrement différent à l'occasion d'une rencontre.

Et tout ça pour en venir à quoi ?

Eh bien au choix que j'ai mentionné au début. Choisir - du moins pendant un certain temps et dans certains cas - de ne pas regarder ce qui est à portée de vue afin de garder l'image que l'on en a. Ne pas permettre ainsi à la vue d'influencer notre appréciation et, par conséquent, notre relation. Dès lors, la personne reste dans notre esprit celle que nous imaginons. Elle est telle que nous voulons , inconsciemment, nous représenter.

Charly...


Par Charly... - Publié dans : Charly
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 18:33

 



Vous tous chers Visiteurs, soyez les bienvenus !

Vous avez bien fait de venir par ici faire un petit détour.

En ce jour de grâce du 1er mai de l'an 2008, s'ouvre enfin à vous, après moults hésitations, ce lieu béni où vous pourrez puiser à volonté, au gré de vos envies,  des idées, des pensées, des réflexions, des proverbes, des citations en tout genre. Et surtout, vous pourrez y laisser vos impressions, vos ressentis.

Soyez sûrs qu'ils seront appréciés.

Je sais que vous vous direz peut-être «mais je n'ai rien à dire ! ». Pas si sûr. En cherchant bien, on peut toujours trouver quelque chose à dire, ou à redire.

On a tous une impression première, ou secondaire, qui réagit face à ce qui nous entoure, à ce qu'on lit, à ce qu'on voit, à ce qu'on expérimente. C'est cela même qui m'intéresse. J'aimerais avoir votre opinion, votre point de vue, vos impressions, votre perception des choses.. Et comme chacun est différent, tous les avis sont enrichissants pour peu qu'on y prête quelque attention.

Ce blog est une invitation à fouiner au plus profond de vous même pour y extraire cette forme abstraite d'un sentiment flou qui vous parcourt, l'espace d'un instant. L'exercice peut se révéler parfois difficile mais il mérite l'effort. La récompense n'en est que plus gratifiante.

Pensez à la joie de voir se concrétiser en peu de mots ( ou en quelques phrases) une impression qui vous a fait vibrer on ne sait trop comment. Il s'agira donc là de saisir l'éphémère, le fugace et lui donner forme, lui donner vie, le traduire en un langage qui soit compréhensible et le partager.

Tentez l'expérience. Ce n'est pas les sujets de réflexion qui vont manquer.

Les divers avis peuvent très bien se compléter, comme se contredire, mais ils seront forcément enrichissants si l'on sait les apprécier.

Vous qui aimez faire travailler vos neurones pour aller chercher, dans l'exercice intellectuel, une raison, une explication, ou tout simplement le plaisir qu'une pensée éveille en vous...

VOUS ETES ICI CHEZ VOUS !!!

Allez, à vos plumes, à vos claviers !


Charly

 

Par Charly... - Publié dans : Charly
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