Il est dans la nature humaine de subir l'influence de son entourage. Qu'on le veuille ou non, qu'on en soit conscient ou pas, l'impact qu'a sur nous ce que l'on voit, ce qu'on entend et surtout ce que l'on sent comme sentiment, comme émotion, comme intention chez les autres, cet impact-là est bien réel. Nous le subissons de plein fouet, bon gré, mal gré.
Lorsqu'il s'agit d'essuyer des critiques négatives, la tâche se révèle ardue. En effet, ces coups d'épée peuvent nous décourager, nous affaiblir, nous stopper net dans notre élan. Ces coups de massue s'accompagnent automatiquement d'une remise en question de nos actions et de leurs mobiles, des moyens d'expression utilisés, de la façon dont nos actes sont perçus. En outre, il n'est pas rare de voir monter du tréfonds de notre cœur, un vague sentiment de dépression. Oui, elles sont vraiment destructrices ces critiques et ce d'autant plus qu'elles émanent de notre propre entourage, de nos parents, de nos amis, de nos proches. Suivant notre degré de sensibilité, nous « encaisserons » le coup avec plus ou moins de philosophie. Dans les meilleurs cas, on pensera qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, que chacun a sa personnalité et qu'on peut trouver à redire chez n'importe qui. Dans le pire des cas, ces critiques auront pour conséquences une diminution de l'estime de soi, une cessation plus ou moins totale de l'activité incriminée et d'une certaine distance établie avec la personne qui nous critique. Ne voulant plus risquer de subir ses « attaques », on s'en éloignera, au moins le temps de récupérer. Entre ces deux cas, on peut évoquer la possibilité d'utiliser ces remarques en se concentrant sur le fond, plutôt que sur la forme. N'y aurait-il pas un fond vérité que l'on pourrait exploiter à notre avantage, plutôt que de tout rejeter en bloc, sous prétexte qu'il ne tient aucun compte de nos sentiments ?
Ceci nous amène à réfléchir sur la façon dont nous pourrions exprimer un point de vue certes sincère, mais sans doute un peu crûment ce qui risquerait de blesser ou de froisser la personne à qui nous parlons. Nous oublions souvent de ménager les susceptibilités. L'excuse qui consiste à prétendre qu'au moins notre avis est des plus honnêtes, ne convaincra pas de sa légitimité. Il faut savoir y ajouter l'art et la manière. L'usage du tact est fortement recommandé. Il ne s'agit pas de frelater un message qui a lieu d'être donné mais de l'édulcorer avec les égards qui s'imposent et qui ne manqueront pas d'être perçus. La critique n'en sera que mieux accueillie, si tant est que nos bonnes intentions soient palpables et paraissent évidentes. Notre but est-il de «nous débarrasser d'une patate chaude » ou celui d'apporter une appréciation ressentie sous un angle insoupçonné dont la personne aurait bien besoin pour se parer de meilleurs atouts ?
Il en va tout autrement lorsqu'on reçoit des encouragements. S'ils sont énoncés sous forme de constatations qui surprennent celui qui les donne, ils seront d'autant plus efficaces car ils apparaîtront comme une évidence qui a sauté aux yeux de cet observateur. De toute façon ils seront toujours les bienvenus. Ce sont des témoignages éloquents de l'approbation du compagnon. Ils ont pour merveilleux effet de redonner l'envie de poursuivre notre activité, d'aller plus loin dans sa réalisation, dans son perfectionnement. Ils redonnent le goût de faire des choses. On se sent davantage valorisé et apprécié. Ils redonnent confiance en nous. Ils renforcent, bâtissent, fortifient, redynamisent. Il n'y a que du positif à les recevoir.
Compte tenu de ce qui précède, posons-nous les questions suivantes: « quand était-ce la dernière fois que j'ai encouragé quelqu'un ? », « Pourrais-je prodiguer plus souvent des encouragements sincères et mérités ? », « Ou bien suis-je avare en compliments, ce qui traduirait une pointe de jalousie que j'essaye de dissimuler ? »
Une bonne parole fait beaucoup de bien à qui la reçoit, mais aussi à qui la donne généreusement. Il en découle des relations plus étroites. Alors, pourquoi hésiter plus longtemps ?
Charly...
Derniers Commentaires