Dimanche 26 octobre 2008
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A L'OEUVRE ON CONNAIT L'OUVRIER
Voulez-vous jouer le jeu ? Allez, ne lisez pas ce qui suit. Cette page a été configurée pour que dans un premier temps, le texte proprement dit n'apparaisse pas.
Non, ne faites pas dérouler la page tout de suite. Prenez quelques instants pour vous laisser envahir par ces mots : « à l'oeuvre, on connaît l'ouvrier ». Fermez les yeux et répétez
cette phrase à voix basse, plusieurs fois pour vous habituer à cet état, jusqu'à ce que vous parveniez à n'être qu'au milieu de nulle part, n'étant attentif qu'à ces mots. Au besoin, bouchez-vous
les oreilles. Concentrez-vous et écoutez ce proverbe que vous répétez lentement. Soyez ouvert à tout ce que chaque mot et toute la phrase évoquent en vous. Qu'impliquent-ils, que cherchent-ils à
vous dire, quels enseignements pouvez-vous en tirer ? Allez-y faites le test. Ensuite, faites remonter la page.
Avez-vous essayé de comprendre tout ce que ces mots supposent que vous fassiez dès
maintenant, pour qu'ils aient un sens lorsque vous serez amené à les prononcer pour expliquer qui vous êtes ? Ont-ils la force nécéssaire pour vous rappeler les efforts que vous
consentez à fournir désormais pour devenir celui ou celle que vous souhaiteriez être ?
Vous est-il déjà
arrivé d'être attiré spontanément par une façon d'être que vous venez de remarquer chez un personnage, chez un inconnu ou chez quelqu'un de votre entourage ? On se retrouve tout émoustillé. Cette
manière d'agir, ces réactions, cette façon de penser, ces paroles ou cette écriture, correspondent à une belle personnalité qui nous est naturellement agréable. Ce serait un peu comme un
model, un idéal que l'on ressent au tréfond de soi sans trop comprendre pourquoi il nous plaît. On est en présence d'une personnalité qui apparaît comme la concrétisation de notre manière de
concevoir la vie.
D'un autre côté, nous
sommes le produit de notre héritage. Héritage génétique, culturel, environnemental. Un héritage que, dans l'ensemble, on a reçu à notre insu. On ne tarde pas, et ce dès l'adolescence, à constater
ce que nous sommes : nos traits de personnalité, notre caractère, nos tendances, nos goûts, nos réactions innées, nos travers, nos faiblesses, nos craintes plus ou moins sourdes et inavouées. Il
y a en nous trois personnes : la première est celle que l'on est de par notre nature profonde, qui évolue de façon indépendante à notre volonté. La seconde est celle que l'on aimerait être et qui
correspond à notre idéal, à l'image parfaite que l'on se fait. Enfin la troisème est celle que l'on parvient lentement à devenir et qui se situe entre les deux premières. Cette troisième personne
parvient parfois à s'exprimer après que l'on ait fait un véritable travail sur soi-même en profondeur, après un contrôle réussi des différents paramètres de notre être. Une attitude bien
raisonnée, convainquante et disciplinée nous apparaît comme une belle victoire encourageante sur notre côté obscur et insaisissable. Inutile de préciser qu'il y a une lutte permanente entre ces
deux aspects extrêmes de la personnalité. Baisser un peu la garde, lâcher un peu la bride, et notre personne basique reprend le dessus. Ou, comme dirait le proverbe : chassez le naturel (pour un
instant), il revient(dra) au galop ( à la moindre occasion).
Alors, à la question
« Qui es-tu ? » ou « Qui suis-je? », on peut choisir de répondre modestement : « A l'oeuvre, on connaît l'ouvrier. » Encore faut-il que notre oeuvre soit à la
hauteur de notre ambition, de l'image qu'on veut donner de soi. Parler beaucoup de soi et risquer de se voir contredit par ses actions, peut jeter du discrédit sur soi. Laisser parler nos actes,
c'est jouer la carte de la transparence au risque, bien honnête, de laisser paraître notre personnalité dans sa réalité crue.
D'où l'importance de
veiller, dès à présent, à travailler sur soi pour parvenir à comprendre, du moins en partie, les différents aspects qui composent notre personnalité et les modeler lentement, mais en profondeur
suivant le model qui nous séduit le plus. Au moment d'agir, répétons-nous mentalement le proverbe : " à l'oeuvre, on connaît l'ouvier ". Quelle sera cette oeuvre que nous sommes sur le point
d'accomplir ? Quel ouvrier serai-je après ça ? Qui serai-je?
Charly...
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