Jeudi 5 juin 2008
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17:06
« Vivons avec les autres et pas seulement à côté des autres »
Charly
Dans nos vies trépidentes, nous sommes bien souvent trop occupés pour nous laisser aller à nous intéresser à autre chose
qu'à ce qui (ou ceux qui) nous apporte un bénéfice quelconque immédiat. Notre goût immodéré pour tout ce qui nous flatte, pour tout ce qui nous rapporte en valorisation de nous-mêmes, pour tout
ce qui nous plaît de façon primaire, cette propension-là donc, accapare si bien notre attention, nous vole si subtilement notre précieux temps, que nous opérons automatiquement un tri sélectif de
tout ce qui nous entoure. C'est ainsi que nous passons à côté de bien des choses sans les remarquer.
Mais ciblons notre propos. Orientons notre réflexion sur ces personnes que nous cotoyons jour après jour, ces personnes
que nous croisons régulièrement, ces personnes que nous saluons presque machinalement. Il est curieux de constater que nous pouvons passer des jours, des semaines, des mois, ou davantage, vaquant
à nos occupations, concentrés - oserons-nous dire - dans nos activités, enfermés dans notre monde, sans que l'idée nous traverse l'esprit d'aller vers eux, de prendre cette initiative heureuse de
faire un pas dans leur direction, prenant notre courage à deux mains pour vaincre une éventuelle timidité persistante, et faire l'effort de nous intérésser à eux.
Certains ressemblent à ces plantes qui sont capables de vivre les unes à côté des autres, immobiles, dans l'indifférence
la plus totale, chacune étant complètement transparente aux yeux de l'autre, sans que cela ne les gêne le moins du monde. En botanique, il existe des végétaux qui ne peuvent cohabiter côte à côte
sans qu'il y ait une influence néfaste ou bénéfique, de l'un sur l'autre. Mais ces éléments-là n'ont pas le choix, la nature est ainsi faite. Alors que pour les humains, les choses sont
totalement différentes. On a le libre choix de s'intéresser aux autres ou pas.
Devant ce choix, il y a ceux qui ont leur cercle d'amis depuis un certain temps, et cela leur suffit amplement. Ils
n'éprouvent pas le besoin de s'élargir davantage. Ils semblent en éprouver un contentement absolu. Dans ces cas-là, il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de percer ce cercle pour
s'y faire admettre. Oh, ils nous considéreront un instant par politesse mais on sentira tôt ou tard qu'on ne fait pas partie de l'équipe, on n'aura plus qu'à battre en retraite et rester à notre
place, un peu frustré quand même, et, à la longue, désabusé.
Il y a ceux qui n'osent pas aller vers les autres. Timides, peu à l'aise dans le relationnel, ayant essuyé quelques
déceptions, quelques échecs dans le passé. Ils se sont souvent faits rembarrer gratuitement. Ils veulent, par conséquent, s'économiser d'autres souffrances humiliantes et inutiles. Par contre,
ils sont facilement réceptifs à la moindre marque d'intérêt qu'il leur est manifestée. Ils retrouvent le sourire et sont prêts à partager bien des choses avec gratitude et enthousiasme.
Il y a enfin ceux qui osent aller vers les autres. C'est dans leur nature. Ils ont un bon contact, sont adaptables,
ouverts. Ils posent des questions souvent policières mais c'est dans le but de mieux vous connaître. Ceux-là ne s'enferment pas dans un clan, ils se sentent le devoir d'être impartiaux et d'aller
avec tout le monde.
Dans quelle catégorie vous situez-vous ? (une quatrième peut-être ?) A laquelle aimeriez-vous appartenir ? Qu'est ce qu'il
faudrait pour y arriver ?
PS: C'est peut-être que le sujet est un peu plus profond et qu'il demande plus de réflexion, et donc il m'a pris un peu
plus de temps pour le composer avec une certaine qualité (en toute modestie bien sûr) afin d'être à la hauteur d'un blog comme celui-là.
Charly...
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