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Proverbes & Citations

A vivre, on apprend toujours quelque chose.
(Proverbe français)

***

Il est toujours avantageux
de porter un titre nobiliaire.
Etre de quelque chose, ça pose un homme,
comme être de garenne, ça pose un lapin.

(Alphonse Allais)

***


Vendredi 27 mars 2009

Je ne sais plus où j'ai pioché ce petit texte mais il m'émeut encore à chaque fois que je le lis. Naturellement, je ne résiste pas à l'envie de vous le présenter, de vous le faire partager, de vous le soumettre et d'y inclure mes meilleurs sentiments à votre égard.


Un simple copain, quand il vient chez toi, agit comme un invité.
Un véritable ami ouvre ton frigo et se sert.


Un simple copain ne t'as jamais vu pleurer.
Un véritable ami a les épaules trempées de tes larmes.


Un simple copain ne connaît pas les prénoms de tes parents.
Un véritable ami a leurs numéros de téléphone dans son carnet d'adresses.


Un simple copain apporte une bouteille de vin à tes fêtes.
Un véritable ami arrive tôt pour t'aider à cuisiner et reste tard pour t'aider à néttoyer.


Un simple copain déteste quand tu appelles après qu'il soit aller se coucher.
Un véritable ami te demande pourquoi tu as mis tant de temps à appeler.


Un véritable ami s'informe de ta romantique histoire d'amour.
Un simple copain pourrait te faire du chantage avec.


Un simple copain pense que l'amitié est finie quand vous avez une dispute.
Un véritable ami t'appelle après une dispute.


Un simple copain s'attend que tu sois toujours là pour lui.

Un véritable ami est toujours là pour toi.



Et pourquoi ne pas rajouter quelques idées de notre cru ? Que dites-vous de:


Un simple copain te salue amicalement.
Un véritable ami te demande si tu vas réellement bien et remarque les changements minimes dans ton aspect, dans ton comportement, tes réactions, tes paroles, et toutes ces choses qui passent facilement inaperçues.

Un simple copain rigole à tes bonnes blagues.
Un véritable ami rebondit en en rajoutant dans le même sens.

Un simple copain est si respectueux qu'il attend l'occasion de te parler.
Un véritable ami sans être étouffant, prend régulièrement de tes nouvelles.

Un simple copain essaye de te comprendre.
Un véritable ami te comprend déjà et te fait savoir qu'il t'apprécie tel que tu es.

Un simple copain t'écoute.
Un véritable ami te questionne.

Un simple copain aime parler de lui.
Un véritable ami aime parler de toi.

Un simple ami compatit à tes souffrances.
Un véritable ami pleure à tes côtés.

Un simple copain découvre tes passe-temps.
Un véritable ami te parle de ce qu'il aime et te le fait partager volontiers.

Un simple copain te souhaite bon voyage.
Un véritable ami t'accompagne jusqu'au bout du monde.


Et la liste est interminable. Elle vous inspire peut-être ?


Eh bien oui, apparemment. Voici quelques-unes de ces réflexions avec leurs auteurs. La liste est loin d'être exhaustive, le standard reste ouvert. Avis aux amateurs.

Une simple copine te dit "ah, salut ça va, t'as l'air en forme !" mais ne t'a même pas regardée dans les yeux.
Une vraie amie t'embrasse et te dit gentillement qu'elle ne te trouve pas si bonne mine que ça, que tu as l'air un peu triste ou que tu as pris 3 kilos vraiment pas seyants, et t'emène boire un verre pour te faire parler. Liliba


Un simple copain écrit un article et se moque de savoir qui le lit
Un véritable ami t'invite sur ses comm à voir comment toi tu réagis aussi... Lady Angel


" Un ami ,c'est quelqu'un qui vous connait bien et qui vous aime quand même "

Un copain c'est sans doute quelqu'un qui vous connaît, ... et qui vous aime quand ça l'arrange. 
Felix


"un simple copain va te piquer ta nana
un véritable ami l'a déja fait..."
Lastirokoi


Charly...
Par Charly... - Publié dans : Prose
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Samedi 7 mars 2009


Une jeune femme se promène dans le désert ( et alors, ça arrive non ? ), en mal de dépaysement. Cela faisait plusieurs heures qu'elle marchait sans eau (non, ce n'était pas forcément une blonde, peut-être une chatain clair alors) et elle commençait à avoir soif, c'est bien normal. Au bout d'un autre long moment, elle s'écroule, épuisée. Là, c'est toujours normal.

En tombant, sa main frôle... une ancienne lampe de style Louis XV. Très curieusement, un génie s'en trouve réveillé après une assez longue sieste et sort miraculeusement par une ouverture. Je ne saurais dire laquelle. Après quelques étirements d'usage, il s'applique à faire son métier:

- Bonjour mademoiselle et merci de me permettre de me dégourdir un peu les muscles. Bon, ne perdons pas de temps, tu sais que tu peux me demander n'importe quoi, je suis un Super Génie et je peux t'exaucer tout ce que tu voudras. MAIS tu comprendras que les temps sont durs, c'est la crise pour tout le monde, même pour les génies alors je ne pourrais t'accorder qu'un seul voeu. Eh oui, c'est comme ça. Alors réfléchis bien et envoie la sauce.
- Oh, un génie !
- Oui, bon allez, allez.
- Euh mais je ne sais pas moi, je ne m'y attendais pas... (Vous remarquerez, au passage, sa grande capacité de réflexion, sa grande lucidité. Je vous rappelle qu'elle vient de s'écrouler, épuisée et assoiffée)
- Bon tu te dépêche un peu, j'ai pas que ça à faire !

- Euh oui, bon alors... alors... Ah, voilà. J'aimerais qu'il y ait enfin la paix sur terre, et en particulier au Moyen Orient. Regarde j'ai une carte avec moi. (Elle la déplie et la pose... ben sur le sable, puisqu'il n'y a pas de table à portée de vue). Tu vois dans cette partie du monde, il faudrait qu'ils arrêtent de s'entretuer quand même. Tu ne crois pas ?
- Oh là, mais tu me demandes l'impossible ma grande. Tu as sûrement des hallucinations. C'est le désert qui te fait perdre la tête ? (Notez la grande logique du génie, au passage). Euh, bon, range-moi ça et pense à autre chose. Pfff, je ne sais pas moi, quelque chose de plus concret, de plus personnel, de plus simple, un truc qui te ferait plaisir, un truc que tu n'as pas, que tu cherches depuis longtemps, un truc assez courant quoi, tu vois ce que je veux dire, non, humm ?
- Ah, bon, euh, attends, euh... Ah mais oui, suis-je bête ? ( tout bien réfléchi, c'est peut-être une blonde, à la lumière de cette dernière remarque, j'ai un doute tout à coup...). J'y suis, ça y est ! Alors pourrais-tu me trouver un beau jeune homme, sportif, élégant, riche, qui a de l'humour, qui a toutes les qualités (tant qu'à faire ! Oui, je suis à peu près sûr que c'était une blonde), et qui m'aimerait toute la vie, sincèrement, pour ce que je suis à l'intérieur et pas seulement à l'extérieur (pas folle la guêpe !) et qui m'emmènerait visiter le monde entier et qui m'offirait... et qui... et qui...
- Oh, oh, oh, oh, du calme là, t'emballe pas comme ça, oh, oh. (Le génie, réfléchit un instant, fait la moue, hoche la tête plusieurs fois et se décide enfin)... Refais-moi voir ta carte là !

Sans vouloir m'en prendre aux célibatairEs, à l'impossible nul n'est tenu, même un génie !


Charly...

Par Charly... - Publié dans : Humour
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Samedi 28 février 2009

Voici un livre dont le sujet m'a intéréssé. Le vieux rêve de l'humanité : acquérir la vie éternelle.

Ici, cela se fait par le moyen d'une préparation savante à base de plantes particulières. Le secret de la formule est inscrit sur un codex mystérieux et, bien entendu, est jalousement gardé pendant des siècles par quelques-uns. Il y a - on s'en serait bien douté - des envieux qui cherchent à tout prix à se le procurer.

Donc, tout le livre tourne autour d'une histoire de kidnapping, de recherche, de convoitise, avec comme décor, le proche Orient.


Comme on peut s'y attendre, on se retrouve souvent au milieu de scènes de poursuites, d'actions, de suspens cinématographiques qui vous tiennent en haleine et rendent la lecture très agréable. L'histoire de ce livre pourrait très bien se voir un jour adaptée au grand écran.

Il faut ajouter que de rares passages de tortures existent et peuvent être à déplorer si l'on y est sensible. A côté de cela, les quelques cinq cent pages se lisent assez facilement et, au bout du compte, une assez bonne impression finale s'en dégage.


Il ne s'éternise pas - si je puis me permettre l'expression - sur le thème qui sert de base à l'intrigue: l'éternité de la vie humaine. Quelques allusions sont cependant faites quant aux avantages – et aux inconvénients – qu'offrirait une telle possibilité. J'aimerais donc me servir de ces pointes pour amener la réflexion sur cette idée.


Si un jour la science, par exemple, parvenait à trouver La recette miracle pour permettre à l'homme de vivre éternellement, comment celui-ci réagirait-il ? Comment l'humanité en général accueillerait la nouvelle ?

J'entends déjà certains dire que nous ne sommes pas prêts à un tel boulversement, que la vie éternelle finirait par être ennuyeuse, qu'elle perdrait de son attrait et que cela deviendrait un fardeau plus qu'autre chose.

D'autre part, si actuellement par sa durée de vie moyenne, l'homme est capable de faire autant de mal à la planète et à ses contemporains, que ferait-il s'il disposait de l'éternité pour donner libre cours à la méchanceté qu'il a en lui ? Il faudrait alors mener à bien tout un programme mondial d'éducation pour réapprendre aux hommes la justice, la droiture, l'équité, la bonté, l'amour...

Partant de cet obstacle majeur, on ne peut se permettre d'imaginer tous les bienfaits que pourrait apporter, dans les conditions sociales et mondiales que nous connaissons actuellement, une option pareille. Et ce, même à titre individuel. On se ferait vite repérer, vu que nous sommes fichés dans toutes les administrations, ou presque.

Et pour finir, que dire de ceux qui, mus par de mauvaises intentions plus ou moins innées, mettraient tout en oeuvre pour en profiter et feraient de cet extraordinaire avantage un usage ô combien crapuleux ?


Doit-on en conclure qu'en définitive, si pour l'instant la vie éternelle n'est pas à notre portée, ce n'est pas si mal que cela ou que c'est même une bonne chose, après tout ?


Charly...

 


Par Charly... - Publié dans : J'ai lu
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Samedi 21 février 2009
   " Et Dieu dit alors : " Que la lumière paraisse. " Alors la lumière parut. "

   Genèse 1:3



Voilà, nous y sommes. Nous abordons le premier jour de création. Pour que les choses se fassent d'après les lois physiques, biologiques et biochimiques, il faut commencer par avoir de la lumière. Non pas que Dieu ne voit rien dans l'obscurité, mais pour que la végétation puisse croître, il faut suffisamment de lumière. Alors en ce premier jour, la lumière qui émane du soleil que Dieu créa au premier verset dans l'expression «  Dieu créa les cieux et la terre », doit parvenir à percer les épais nuages de vapeur d'eau, d'autres gaz et probablement de poussières volcaniques, qui enveloppent ce premier océan mondial.


C'est ce qui s'explique par le verbe « paraître » dans ce troisième verset. Cette lumière existe déjà mais n'est pas perçue depuis la surface de la terre. Imaginez la scène: progressivement la lumière apparaît à travers les premières couches de nuage. Il y a de plus en plus de clarté jusqu'à permettre de distinguer les eaux qui recouvrent la terre.  Cette lumière demeure cependant diffuse et ne permet pas d'en visualiser la source. Le soleil n'est pas encore visible. C'est ce qu'indique le terme hébreu 'ôr qui signifie la lumière en général.


On notera avec intérêt que dans ce verset, nous avons le premier exemple sur une quarantaine que contient ce premier chapitre de la Genèse, d'un verbe exprimant une action en cours d'accomplissement. Ce verbe en hébreu est à l'imparfait ce qui implique que l'action a commencé mais n'est pas terminée. L'accent est mis sur le processus d'accomplissement. L'action se poursuit donc au delà du premier jour de création.


Et vous, commencez-vous à y voir plus clair ?


Charly...


Par Charly... - Publié dans : Bible
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Dimanche 15 février 2009
 

   "Il n'y a pas d'économie à se coucher de bonne heure pour épargner la chandelle... s'il en résulte des jumeaux."


   Proverbe roumain




Avant toute décision importante, il convient de bien réfléchir pour tenter de prévoir l'imprévisible. Peser le pour et le contre. Jauger les avantages et les inconvénients. Connaître les tenants et les aboutissants. Prévoir les conséquences bonnes et mauvaises, l'impact sur nous et sur les autres, la différence entre notre situation actuelle et celle qui en résultera.


Cela revient à se poser les bonnes questions. Du genre: est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? En ai-je réellement besoin ? Y a-t-il une différence entre besoin et envie sur ce sujet ? Dans certaines situations, ai-je le recul nécéssaire pour faire passer la sagesse avant mes préférences personnelles lorsque celles-ci relèvent davantage de désirs égoïstes que de l'intérêt partagé ? Autrement dit, ai-je suffisamment de maturité pour mettre les intérêts des autres avant les miens lorsque je peux le faire ?


Parfois il nous faut bien mesurer les résultantes possibles de certaines décisions qui paraissent sages. Un revirement inattendu peut, par la suite, déboucher sur une situation pire qu'à l'origine. Il arrive qu'à vouloir trop bien faire, on se casse les dents. Comme on dit souvent « le mieux est l'ennemi du bien ».


Une fois la question bien approfondie, examinée en long, en large,  à l'endroit, à l'envers, en travers et en diagonal, pendant une période de temps non pas infinie, mais raisonnable – il faudra bien finir par se décider – passons à l'action avec la conviction qui s'impose, de tout coeur et avec courage. Après, advienne que pourra, on assume.


Charly...

Par Charly... - Publié dans : Proverbes
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Dimanche 8 février 2009



  " L'ouverture d'esprit, c'est le billet pour  voyager dans   l'invisible. "

 

 

 

     Charly...

   

   

« Non, non, tout ça c'est des bêtises, je n'ai pas le temps pour ce genre de chose. J'ai mieux à faire et  d'ailleurs, je n'ai pas que ça à faire. - Mais tu n'as rien vu de ce que je voulais te montrer ? - Non, mais ça va, je vois ce que c'est et ça ne m'intéresse pas. - Mais peut-être que tu n'en sais pas assez pour te faire une juste opinion. Tu pourrais apprendre des choses. Tu pourrais... - Non, je te dis. Laisse tomber ! »


Voilà ce que pourrait être un extrait d'une conversation courante à laquelle nous avons sûrement tous assisté un jour ou l'autre, à moins d'en avoir été l'un des participants.

Qu'est-ce qui parfois nous pousse à ne pas vouloir en savoir plus ou en découvrir plus ? Qu'est ce qui fait que nous soyons pas plus curieux que cela ? Une idée préconçue sur le sujet ? Un vague et trop rapide aperçu ?

Pourtant nous aurions tout à gagner à nous y pencher un peu plus. En lui accordant un peu plus qu'un instant, nous pourrions être séduits par certains aspects qui nous avaient échappés. En connaissant mieux le sujet qui se présente à nous, nous pourrions parvenir à découvrir ce qui était invisible à première vue. C'est ce qu'on appelle « accorder le bénéfice du doute ».


Si au bout d'un certain temps, nous n'arrivons pas à y voir de l'intérêt, alors nous pourrons conclure que nous avons essayé de voir de quoi il en retourne. Nous aurons des arguments personnels et ressentis à présenter pour expliquer pouquoi le sujet ne nous plaît pas.


Fermer la porte prématurément serait faire preuve de sottise et risquer de passer à côté de joies insoupçonnées.

Vous avez lu jusqu'ici, alors votre ouverture d'esprit est bonne, elle peut vous faire voyager dans l'invisible et vous faire connaître ce qui ne sautait pas aux yeux.

Bon voyage !


Charly...

Par Charly... - Publié dans : Citations
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Samedi 24 janvier 2009

Il est dans la nature humaine de subir l'influence de son entourage. Qu'on le veuille ou non, qu'on en soit conscient ou pas, l'impact qu'a sur nous ce que l'on voit, ce qu'on entend et surtout ce que l'on sent comme sentiment, comme émotion, comme intention chez les autres, cet impact-là est bien réel. Nous le subissons de plein fouet, bon gré, mal gré.


Lorsqu'il s'agit d'essuyer des critiques négatives, la tâche se révèle ardue. En effet, ces coups d'épée peuvent nous décourager, nous affaiblir, nous stopper net dans notre élan. Ces coups de massue s'accompagnent automatiquement d'une remise en question de nos actions et de leurs mobiles, des moyens d'expression utilisés, de la façon dont nos actes sont perçus. En outre, il n'est pas rare de voir monter du tréfonds de notre cœur, un vague sentiment de dépression. Oui, elles sont vraiment destructrices ces critiques et ce d'autant plus qu'elles émanent de notre propre entourage, de nos parents, de nos amis, de nos proches. Suivant notre degré de sensibilité, nous « encaisserons » le coup avec plus ou moins de philosophie. Dans les meilleurs cas, on pensera qu'on ne peut pas plaire à tout le monde, que chacun a sa personnalité et qu'on peut trouver à redire chez n'importe qui. Dans le pire des cas, ces critiques auront pour conséquences une diminution de l'estime de soi, une cessation plus ou moins totale de l'activité incriminée et d'une certaine distance établie avec la personne qui nous critique. Ne voulant plus risquer de subir ses « attaques », on s'en éloignera, au moins le temps de récupérer. Entre ces deux cas, on peut évoquer la possibilité d'utiliser ces remarques en se concentrant sur le fond, plutôt que sur la forme. N'y aurait-il pas un fond vérité que l'on pourrait exploiter à notre avantage, plutôt que de tout rejeter en bloc, sous prétexte qu'il ne tient aucun compte de nos sentiments ?

Ceci nous amène à réfléchir sur la façon dont nous pourrions exprimer un point de vue certes sincère, mais sans doute un peu crûment ce qui risquerait de blesser ou de froisser la personne à qui nous parlons. Nous oublions souvent de ménager les susceptibilités. L'excuse qui consiste à prétendre qu'au moins notre avis est des plus honnêtes, ne convaincra pas de sa légitimité. Il faut savoir y ajouter l'art et la manière. L'usage du tact est fortement recommandé. Il ne s'agit pas de frelater un message qui a lieu d'être donné mais de l'édulcorer avec les égards qui s'imposent et qui ne manqueront pas d'être perçus. La critique n'en sera que mieux accueillie, si tant est que nos bonnes intentions soient palpables et paraissent évidentes. Notre but est-il de «nous débarrasser d'une patate chaude » ou  celui d'apporter une appréciation ressentie sous un angle insoupçonné dont la personne aurait bien besoin pour se parer de meilleurs atouts ?


Il en va tout autrement lorsqu'on reçoit des encouragements. S'ils sont énoncés sous forme de constatations qui surprennent celui qui les donne, ils seront d'autant plus efficaces car ils apparaîtront comme une évidence qui a sauté aux yeux de cet observateur. De toute façon ils seront toujours les bienvenus. Ce sont des témoignages éloquents de l'approbation du compagnon. Ils ont pour merveilleux effet de redonner l'envie de poursuivre notre activité, d'aller plus loin dans sa réalisation, dans son perfectionnement. Ils redonnent le goût de faire des choses. On se sent davantage valorisé et apprécié. Ils redonnent confiance en nous. Ils renforcent, bâtissent, fortifient, redynamisent. Il n'y a que du positif à les recevoir.

Compte tenu de ce qui précède, posons-nous les questions suivantes: « quand était-ce la dernière fois que j'ai encouragé quelqu'un ? », « Pourrais-je prodiguer plus souvent des encouragements sincères et mérités ? », « Ou bien suis-je avare en compliments, ce qui traduirait une pointe de jalousie que j'essaye de dissimuler ? »


Une bonne parole fait beaucoup de bien à qui la reçoit, mais aussi à qui la donne généreusement. Il en découle des relations plus étroites. Alors, pourquoi hésiter plus longtemps ?


Charly...

Par Charly... - Publié dans : Charly
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Samedi 17 janvier 2009

Comme son nom l'indique, "Vingt-Quatre Heures d'une femme sensible", le roman de Constance  de Salm expose les quarante-quatre lettres que cette femme sensible écrit pour faire part de ses mille et une émotions qui la tiraillent dans tous les sens. Ce livre se présente donc sous forme d'un monologue, d'une réflexion écrite où l'héroïne épanche la succéssion de sentiments qui l'animent. Au gré de ses illusions, ses doutes, ses craintes, ses angoisses, elle arrive à décrire de fort belle manière toute la palette de ressentis dont une femme passionnée est capable. On se surprend même à reconnaître certains signalements tant ils collent à notre réalité.

J'avoue que bien des lettres m'ont laissé un goût insipide alors que dans certaines autres on trouve des perles de descriptions détaillées et profondes sur la nature et la qualité de certaines émotions féminines. Ne serait-ce que pour ces quelques tournures poétiques, lyriques et bien agréables, on ne regrette pas la lecture de cet ouvrage. Ce n'est pas un livre que je recommanderais en premier lieu, mais je suis heureux d'avoir lu de bien belles formules qui traduisent exactement, avec une précision remarquable, ce que peut inspirer l'amour naissant.

Si exprimer ses sentiments forts à une personne a déjà de l'attrait, le faire avec grâce l'est encore davantage et rajoute de la qualité à la relation. Ce ne sont pas les détours, les explications, les images qui en font un discours ennuyeux. Bien au contraire. Ce genre d'écrit pourrait bien inspirer quelque romantique en herbe. Essayez-vous à la prose romantique, vous n'en serez que plus satisfaits et l'objet de vos flammes aussi.


Charly...

Par Charly... - Publié dans : J'ai lu
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Samedi 10 janvier 2009

Le silence peut être angoissant ou reposant. Cela va dépendre des circonstances dans lesquelles il apparaît. Il peut être recherché ou imposé. Il peut s'imposer de lui-même ou bien être souhaité.

Envisageons d'abord les cas où l'on a un bon contrôle sur lui.

Parfois le silence est plus eloquent que mille discours. Il présente des avantages que la parole n'a pas. En fonction des circonstances, un regard, une hésitation, un blanc, une expression faciale ou toute autre manifestation muette, est plus approprié qu'une parole. On peut même dire que la parole ôterait, à ce moment-là, tout le charme de l'instant; elle serait de trop. On en n'a pas besoin, le contexte parle de lui-même. Et comme aucune parole n'est prononcée, chacun avec sa sensibilité l'interpretera à sa manière. Si les conditions réunies sont bonnes, on lui donnera la version la plus positive selon notre meilleure convenance. Le charme sera total.

On peut aussi rester muet pour exprimer quelque chose de très négatif, avec la moue correspondante et là, pas besoin de traduction, les choses sont claires. Citons encore le silence par ignorance, celui par précaution, celui par timidité, celui par embarras et celui par respect, sans vouloir être exhaustif.

Viennent maintenant les situations qui échappent à notre contrôle. Ici, on subit un silence non souhaité. Notre capacité à nous adapter va être mise à l'épreuve. Si nous sommes trop gênés, cela pourrait se voir et nous jouer un tour. Si nous parvenons à avoir un certain détachement, nous parviendrons à ne pas trop nous sentir concernés et à traverser ce blanc dans de relatives bonnes conditions.

Si nous voulons rester positifs, accueillons chaque instant silencieux comme une occasion de nous ressourcer. Prenons notre temps pour apprécier ce qui nous entoure. Laissons le bénéfice du doute aux interlocuteurs, ne leur prêtons pas forcément de mauvais mobiles, ils sont peut-être gênés eux-mêmes.  Ne tirons pas de conclusions hâtives. Ne nous précipitions pas automatiquement pour meubler un blanc, nous pourrions manquer là une occasion de nous taire.

Ce billet est illustré par un texte d'un blog que je vous présente, pour ceux qui ne le connaissent pas. Voici, avec l'accord de l'auteur Silence inquiétant.

Il faut du silence pour méditer sur des pensées profondes. Alors, chut, ne dites rien, sentez la vie.


Charly....

Par Charly... - Publié dans : Textes
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Samedi 3 janvier 2009


 " Or la terre était informe et déserte et il y avait des ténèbres sur la surface de l’abîme d’eau ; et la force agissante de Dieu se mouvait sur la surface des eaux."

Genèse 1 : 2



 
Dans ce deuxième verset de la Bible, nous sommes encore dans la période qui précède le « premier jour » de création, lequel commence au verset trois. Qu'avons-nous ?
Une terre informe et déserte, couverte entièrement d'eau d'une profondeur inconnue mais grande ( l'idée est exprimée par le terme « abîme »). A la surface de l'eau, il n'y a pas de lumière, mais des « ténèbres ».
Apparemment, des couches nuageuses épaissent enveloppaient encore la terre et empêchaient la lumière d’atteindre sa surface.

Mais les choses ne sont pas statiques pour autant, il y a quelque chose qui est à l'oeuvre. La « force agissante » ou « esprit » ou « un vent impétueux » (selon différentes traductions) de Dieu se mouvait sur cette surface.
Le terme traduit différemment par les mots entre guillemets vient du terme original hébreu « rouah » issu d'une racine qui a le sens de « respirer, souffler ». Il a donc fondamentalement le sens de « souffle ». Ce mot sous-entend les notions d'invisibilité, d'activité et de dynamisme.

Comme l'hébreu est une langue très précise et qu'elle a servi à écrire la première partie de la Bible dans son écriture originale, il convient de s'y référer pour comprendre les sens précis des termes. Dans ce verset il n'est pas fait allusion à une personne quelconque, laquelle ne pourrait pas recouvrir toute la surface des eaux du globe.
On comprend donc qu'il s'agit ici d'une force active, invisible, impersonnelle qui se meut dans les ténébres au-dessus de la surface de la terre. La force agissante de Dieu, celle dont Il s'est servi pour créer l'univers matériel dont nous avons parlé au premier verset. La Bible ne donne que peu de détail sur la façon dont elle agit mais on peut être sûr qu'elle ne se mouvait pas pour rien, sans qu'il y ait un résultat concret.
Si au verset trois la lumière se fait voir sur la surface de la terre, cette force agissante a dû jouer un rôle pour dissiper les nuages de poussière cosmique qui entouraient la terre au début de sa formation et permettre ainsi aux rayons du soleil d'atteindre la surface de la terre.

Passionnant, non ?

Charly...

Par Charly... - Publié dans : Bible
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