L'amour

Publié le par Charly...

Le texte donné en référence (avec l'accord de l'auteur) m'a inspiré les commentaires suivants.

J'ai du mal à ne voir, dans le coup de foudre, qu'une simple excitation sexuelle. Je pense qu'il correspond plutôt à la découverte d'une personnalité qui, dans les premiers instants, est la matérialisation de l'idée que l'on s'est faite de la personne idéale. Je parle bien de premiers instants. On n'est pas dans la construction d'une relation sur du long terme. On est plutôt dans l'approbation de gestes simples, d'attitudes anodines, de réactions séduisantes, qui font mouche quelles qu'elles soient.

L'amour durable, dont le fondement est plus solide, repose, comme cela est dit, sur l'attirance et l'attachement. Il a comme valeur, entre autres, la sérénité. Au fil du temps, il en vient à accepter la déception passagère. Cette déception, il ne la considérait qu'intéllectuellement au début, une probabilité théorique. Puis il a dû l'expérimenter et par conséquent l'intégrer.

Quant à l'amour passionnel, je pense que c'est cette idéalisation de la personne aimée, poussée à l'extrême et alimentée, renforcée au fil d'échanges, lesquels s'avèreront être complices et définitivement convainquants. Comme c'est un état qui est naturellement plaisant, on y trouve largement notre compte. On est transporté dans une autre dimension qui nous fait voir les choses autrement. Même la personne aimée est perçue différemment, toujours à son avantage, bien entendu. Les défauts sont minimisés, pour ne pas dire invisibles ou cautionnés. C'est alors que notre imaginaire s'envole au premier instant de solitude, entre deux contacts, et l'on s'en trouve tout rêveur.

A ce stade-là on est très sensible à la moindre fausse note. Or c'est une situation à risque car elle s'écarte de la réalité. Une déception, une trahison, un abandon et le monde s'écroule. Incompréhensible. Une dépression passagère peut s'installer. Si on a du mal à reprendre le dessus, la dépression se creuse, se prolonge et gare aux réactions excéssives !

Cependant, si l'on parvient à raisonner ce brin de folie qui nous anime, on résistera à l'épreuve du temps et les étincelles ne disparaîtront pas totalement. Au mieux, elles partageront le décors avec un beau ciel bleu en toile de fond, lorsque la routine installée n'affadira pas l'élan initial.

Mais les belles histoires, si elles naissent d'elles-même, se meurent lentement quand on ne les entretient pas correctement. En faisant la part des choses, on peut parvenir à faire une place pour la réalité quotidienne et une autre pour la flamme mystérieuse de l'attirance et l'attachement mutuels. La vie se construit à deux, tels qu'ils sont, tels qu'ils s'accèptent. Le risque d'une relation reposant sur du mystérieux est substitué par une certaine stabilité basée sur des compromis plus matures avec l'attachement comme principal facteur d'union. Les désirs teintés d'inconscience propre à la jeunesse laissent la priorité aux besoins réels et aux élans d'un coeur grandi.

Voici la réference (avec l'accord de l'auteur): L'amour.

Charly...

Publié dans Textes

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SAM 30/07/2008 12:52

Ah l'amour, je ne sais plus trop quoi en penser. En tout cas, si c'était à refaire..., la suite à écouter sur mon myspace : http://www.myspace.com/samdemange

Charly... 21/08/2008 21:11


L'amour restera toujours cette magie indéfinissable au fond de la vie.
Charly...


chrystelyne 28/05/2008 19:06


En fait  Charly  nous sommes tout à fait d’accord, et tu fais partie de ces jeunes hommes avec qui la vie  sera  pour les filles, plus douce et les choix plus faciles, simplement c'est rare et beaucoup en sont encore très loin ! sinon  pour faire court ( non c'est trop tard ) et clore la discussion, vraiment rassure toi , j'airéellement été privilégiée avec  une profession  qui m'a garantie la sécurité de l'emploi, la possibilité de  prendre des congés "parentaux" des temps partiels , des aménagements  d'horaires  , des vacances scolaires intégrales et un rythme  calqué sur celui de mes enfants quim'ont permis d'être  très présente et jeme demande si j'aurai pu supporter  de ne pas avoir  ces possibilités là et j'ai profité  à fond de ces années là , je l' ai vraiment vu grandir  ma tribu , sans perdre mon emploi , et je me suis  vraiment régalée et épanouie  ces années là et il en reste une complicité et un amour avec eux, rare je crois , quand je regarde autour d e moi ! professionnellement  oui je n'ai pas fait carrière  mais pour rien au monde ,je ne ferai aujourd'hui un autre  choix  entre enfants et   profession et  jele répète pour moi le choix  était moindre , je ne perdais pas tout, maintenant ,  oui  quand  tu n'as plus  les enfants à la maison et que ton travail t'intéresse  moyennement ,il faut trouver  d'autres chemins , c'est le temps de penser  à soi et je m'y emploie alors ma colère, si il y a  colère , je dirais plutôt   réflexion et fruit de l'expérience et constatations autour de moi ,elle est plutôt pour celles qui ont eu ou qui ont  des" boulets de mari", d'employeurs et aussi la peur pour mes filles et pour  toutes ces jeunes filles qui auront encore plus besoin d'aménagements, d'aides , pour pouvoir tout mener de front car elles accèdent maintenant  à des postes élevés mais  la société , leur conjoint  (pas toi, ni le mien )sont-ils  prêts à les aider ou  ne préfèrerait -on  pas dans l'immense majorité , sans  vraiment le reconnaître,  qu'elles retournent   à leurs fourneaux ces filles  ! la peur  oui , parce qu'en ayant  eu beaucoup plus de facilité que la majorité des autres femmes , par mon travail et avec l'appui d'un mari  sur la même longueur d'ondes , élever trois enfants, et travailler et  essayer de penser à soi  ,  n'a pas été toujours facile alors voilà pourquoi je dis mission impossible, couple en dérive, famille  en perdition   sans  réelle volonté et soutien  de tous , il faut donner  aux couples  les moyens d'avoir des enfants    !  Crois moi,  je croise tous les jours des ados perdus et fragiles  parce que leurs parents  ont ces difficultés là, absents , démissonnaires, aigris,  en rupture, trop occupés...... je suis très sensible à ce domaine là car je travaille dans l'éducatif  et je me réjouis chaque jour de ce qu’a été ma vie  à moi même  si  aujourd'hui j'aimerais ne pas avoir pour seule perspective de devoir travailler jusqu'à 70 ans pour récupérer une retraite  convenable ,  aujourd'hui j'aimerais  me consacrer à mes envies personnelles, j'ai conscience  du temps qui passe et qu'il faut l'employer  au mieux  et si il  y a une amertume , elle est là uniquement , j'aimerais pouvoir tirer ma révérence  au boulot , je suis fatiguée , j'aurais besoin de souffler comme  la plupart des  femmes de ma génération et néanmoins bien moins que beaucoup d'autres   ! pardon pour ce com encore  trop long mais il aurait été tout à fait injuste de te laisser penser que j'ai été et que je suis une pauvre malheureuse , je crois que je cotoie trop tous les jours  le s conséquences de ces probmèmes de société  et qu'il m'habitent,  sans doute aussi voilà pourquoi j'aimerais  arrêter, ne plus être  amenée  à cotoyer au quotidien dans mon travail ces souffrances là, cette réalité là  ! voilà !  sinon la vie est belle , avec son  lot de soucis et de joies  comme chacun et je suis  fière et  si heureuse de ma petite famille , de ses liens si forts  entre nous  et d'avoir  eu la chance de pouvoir naviguer au mieux  dans les océans de la vie !bises chrystelyne

Charly... 29/05/2008 14:19



Bon, très bien, je suis rassuré.
Je constate que tu as bien profité de ton temps libre, de ta famille, pour bâtir une belle maisonnée. Aujourd'hui, tu as un sentiment de satisfaction qui t'apaise. Tu as su construire de bonnes
relations avec tes enfants. C'est très important. Tel n'a pas été le cas pour nombre de familles. C'est à l'heure de la retraite qu'on s'en rend compte, mais c'est un peu tard pour celles-là.
Alors qu'on apprécierait de se retrouver avec ses enfants, ceux-ci ont mieux à faire ailleurs.
Tant qu'il y aura des « boulets » de conjoints, la recherche de l'épanouissement sera difficile, autant pour le deuxième parent que pour les enfants. La situation que tu décris et que
tu vis chaque jour n'est pas franchement réjouissante. Et encore, on ne sait pas tout, heureusement. On déprimerait en un rien de temps face à la dure réalité sous toutes ses coutures.
J'imagine combien cela doit te faire du bien de t'occuper à des activités plaisantes comme les ateliers d'écriture, les blogs... où tu peux t'évader au gré de ton imagination.
Toute ton expérience te permet de mesurer le contraste entre ce que tu vois en ce monde et ton idéal, vers lequel tu tends par tes écrits et tes réflexions.
Merci pour ces moments de partage dans les coulisses. Revenons sur la scène du quotidien, plus forts qu'avant, prêts à donner le meilleur de nous-mêmes.
A tout de suite.
Charly...






chrystelyne 27/05/2008 20:21

C’est très beau ce que tu dis  mais très idéaliste  à mon sens ! Rares sont les couples où les concessions sont vraiment partagées et nous avons hérité d’une conception  très judo chrétienne du couple  où quand même il va de soi , dans la conscience collective , que la femme soit  en retrait ! Je suis persuadée devant  le nombre de couples qui  se séparent et la difficulté grandissante des couples d’aujourd’hui que notre notion du couple est dépassée, à revoir et à réinventer ! Soyons honnêtes,  il n’y a presque  jamais égalité, ni véritable partage et cela implique, pour l’un  résignation et oubli de soi,  alors oui on va me dire, mais on le fait par amour, certes !  Et quand l’amour fout le camp et quand les enfants grandissent et quand  on vieillit et que l’on fait le bilan !  Il y a des choix aujourd’hui  et particulièrement au féminin  qui relèvent  de l’impossible ! Pas d’aigreur de ma part face à ma situation , je te rassure j’ai la très grande chance et le privilège de vivre un partage et une égalité que m’envient beaucoup ,  et la chance d’avoir pu mener de front grâce à ma  profession vie professionnelle , vie de famille et  vie de couple , sans cela  j'avoue  que je n'aurai pas  su vivre , pas pu être heureuse et je l'ai été , et je le suis , et pourtant et malgré  cela , ce ne fut pas  facile , parfois même épuisant, et je regarde autour de moi, chez mes amies et je constate souvent tant de regrets , tant de potentiel gâché , tant de renoncements usants et aussi  je pense à mes filles ou   à ces jeunes filles qui ont tant  travailler  pour arriver à exercer  en tant qu’  ingénieurs  par exemple et qui souhaitent  des enfants et qui savent , car les femmes savent mieux que les hommes , et pour cause , qu’elles  devront faire des choix douloureux  sans  avoir le droit,   de s'en plaindre, sans oser  dire leur doute, leur peur  ,  car  choix  par amour !   aujourd'hui encore ,  combien de maris  accepteront de s’effacer  professionnellement,  individuellement pour  fonder une famille ce qu’ont  fait de tout temps les femmes  avant tout mères et épouses !   Or de nos jours garçons et filles ont les mêmes aspirations , légitimes , d’épanouissement personnel ,  de vie de famille, d’enfants et de couples , comment tout gérer, tout réussir, cela me parait  mission impossible,  si on conserve le schéma traditionnel fondé sur plus de sacrifice et de résignation pour l’une que  pour  l’un !!!! Nos filles auront ce dilemme là, encore plus actuel et  cuisant que  pour nous leurs mères  qui avons   vécu une évolution féministe  donc un  tellement mieux ! un sacrifice même  librement consenti reste un renoncement , reste une  amputation de son  moi, sans doute plus  cruelle et problématique aujourd’hui q’hier ! JE NE CROIS PAS AU SACRIFICE PAR AMOUR , pour l'un comme pour l'autre d'ailleurs , je veux croire à une relation égalitaire  où chacun  donne et reçoit  et s’épanouit , en tant que  mari , père , mère  épouse , enfants , personnes sociales et engagés dans la vie professionnelle, alors  je n’ai pas de solution mais le vieux schéma de pensée me parait vraiment obsolète pour les générations futures ! Je ne plaide pas pour l’individualisme , l’égoïsme  !  Aimer , se battre pour son couple , élever ses enfants,  donner de l’amour   sans chercher à recevoir,  c’est  magnifique ,  c'est ma quête de tout temps ,mais  le plus beau cadeau d’amour qu l’on peut faire  à son entourage c’est d'être épanoui (e) , de se réaliser , de ne pas vivre par et pour les autres , d’être soi même,  dans sa vérité,   on  donne alors  tant de force et de lumière  et d'amour  que l’on n’a plus tard aucun regrets,  j’ai eu la chance d’être gâté par la vie , de faire partie des privilégiées  même si il y avait et si il y a encore à conquérir  et je souhaite du fond du cœur  à tous les  très jeunes couples de trouver  un mode de fonctionnement qui ne muselle pas insidieusement  leur aspirations , je vois d’ailleurs mes jeunes et ceux de mes amis , chercher leur  vérité de couple, leur place, tâtonner dans leurs choix, leurs projets, tenter  de  construire un nouveau couple ,  alors bon vent à eux ! J’espère que mes propos, que je conçois comme trop  novateurs, ne choqueront pas. Réflexion faîte, peut-être aurai-je mieux fait de me taire !!!! Charly , tu es terrible , de nous sonder ainsi, de nous pousser à nous exposer  ainsi  !
 
En  l’absence de réponses,  aimons nous et  profitons de la force , de la  richesse de nos sentiments ! Le bonheur a  tous les pouvoirs, y compris celui de venir  à bout des difficultés les plus insurmontables , alors jeunes  et moins jeunes couples avançons   en confiance !
 
 Bises et amitié 
chrystelyne
 

Charly... 28/05/2008 17:36



Chrystelyne, Chrystelyne.
Avant toute chose, j'aimerais te dire ma joie lorsque j'ai mesuré l'étendue de ta réponse. Tu as battu un record ! Je ne sais pas si Over Blog va tenir le coup, mais il va devoir investir dans de
la capacité de stockage, pour faire face à des échanges comme les nôtres.
Autant de le dire tout de suite, je me régale de nos conversations à bâtons rompus.
Je ne te cache pas ( puisque nous sommes amis) que ton écrit m'a laissé une impression générale de quelqu'un qui est en colère, de quelqu'un qui, enfin peut extérioriser tout ce qu'il a sur le
coeur. C'est l'occasion de vider son sac et on ne va pas la laisser passer. Tu as dû écrire comme ça te venait. Tes phrases sont « brutes de décoffrage », ce qui ne te ressemble
pas.
Tu as beau prétendre le contraire, je sens que si tu as tant de chose à dire, c'est que tout ne s'est pas passé comme tu l'imaginais. Mais, bon, laissons cela et revenons à nos
moutons.


Beau mais idéaliste ? Mon texte, ma réponse précédente, est la conception que j'ai du couple. Si les ménages où les concessions sont
vraiment partagées, sont rares, cela explique que les souffrances cachées, inavouées, contenues, réprimées soient si courantes par contre. C'est bien normal. Là où il y a déséquilibre, il y a
pression d'un côté, donc souffrance.
La femme en retrait constitue la déformation qu'a subie la famille insidieusement, plus ou moins inconsciemment, au cours du temps. La loi du plus fort est restée dans l'inconscient collectif et
a imprégné le schéma familial jusque dans ses racines. Il apparaît donc « normal » dans nos cultures, que la place qui revient à l'épouse soit relayée, non seulement à un second plan,
mais à un second plan qui est inférieur à celui de l'époux. Les abus qui ont, inévitablement, fait suite à cet avantage, sont venus de la part d'hommes qui ont vu là un intérêt à saisir pour
redorer leur ego. Naturellement, est venue l'époque où la femme ne s'en est pas satisfaite et a revendiqué un certain droit à l'égalité.


C'est dans ce sens probablement, que je te rejoins lorsque tu dis que la notion du couple est à revoir, et que, vus les fruits amers
récoltés dans certains cas, la conception de la vie de couple qui a engendré bien des ruptures, est dépassée, et donc à réinventer (j'aurais dit « à recadrer dans sa juste
définition »). La réalité a montré largement que la véritable égalité, le véritable partage n'existe pratiquement pas. C'est bien souvent - pour ne pas dire toujours - la femme qui est
« sacrifiée » sur l'autel de la paix familiale. Du fait qu'elle n'a pas vraiment choisi sa situation (son retrait), mais plutôt qu'elle l'a subie, n'allez pas lui parler de
« sacrifice par amour » ! Elle s'en défendra de façon épidermique. Cet amour dont il est prétendument question, a un arrière-goût d'arrangement conventionné tacitement. Elle sourira...
jaune.


Je ne commenterai pas ton cas personnel par respect pour toi. Je salue simplement le courage dont tu as fait preuve pour surmonter les
moments difficiles.


Je comprends très bien ton inquiétude pour les jeunes filles d'aujourd'hui. La lutte est loin d'être terminée. Les choix qui
s'offriront à elles, entre vie professionnelle et vie de famille, ne seront pas faciles à assumer, surtout si elles ont l'impression de devoir, à leur tour, se « sacrifier » sans autre
choix, non pas par amour authentique pour leurs futurs enfants, mais par rapport à l'image peu valorisante que leur rôle de mère, de femme, risque de leur imposer, les relayant ainsi, à nouveau,
à un second plan dans cette société encore masochiste.


Je ne sais pas pourquoi, cette phrase: « JE NE CROIS PAS AU SACRIFICE PAR AMOUR », écrite de cette manière, suivie de
l'explication que tu as donnée, me laisse entendre beaucoup de souffrance. J'espère me tromper. Mais quand je lis « le plus beau cadeau d’amour que l’on peut faire  à son entourage
c’est d'être épanoui (e) (...)», « on  donne alors  tant de force et de lumière  et d'amour  que l’on n’a plus tard aucun regrets », je ne peux m'empêcher de
penser que c'est le contraire qui s'est produit. Tes aspirations sont encore au travail. Tu ne peux pas les abandonner si facilement.


Rassure-toi Chrystelyne, tu ne me choques pas. Au contraire, c'est une belle preuve de confiance que tu me fais là. J'espère m'en
montrer digne. Je suis ton ami et je te comprends. Je suis à tes côtés.
Charly...



Rêves de Bazarette 27/05/2008 19:08

Merci pour vos mots...Je reviens sur le soutien. Je persiste, car il peut mettre l'Autre en danger dans ses convictions, sa liberté, ses liens affectifs etc. Donc l'Autre est-il tjrs capable de soutenir ds ttes les situations? Tout dépend des caractères. Et si nous partions sur le Caractère...EX: pour ma part je suis directe et entière (trop?!) l'autre relativise et arrive à être plus "anguille" alors il peut y avoir divergeance...et dans les moments difficiles, privation de Soutien tant attendu par l'Autre entraîne des déceptions, entraîne etc etc... Et oui ça passe ou ça casse.

Charly... 28/05/2008 15:21


Vous avez raison de souligner l'importance du soutien.
Cette notion fait partie de ces choses qui, dans un couple équilibré, se manifestent naturellement. Etant soucieux du bien-être du conjoint, on s'efforce de l'aider, de l'épauler, de le soutenir,
de le rassurer, de l'encourager, d'abonder dans son sens lorsqu'on partage son avis, et de le comprendre dans le cas contraire.
Maintenant il est clair que si l'on attend de l'autre davantage que ce qu'il peut donner, on risque d'être déçu, frustré voire en colère. Nul couple ne manifeste à la perfection, le discernement,
la perspicacité, l'écoute, la compréhension, l'empatie. Nul ne saurait répondre parfaitement aux attentes de l'autre. Ne nous en offusquons pas, mais développons plutôt l'art de la communication
ouverte et sincère. On réduira ainsi, au maximum, les malentendus inutiles.
Je conçois aisément les difficultés qui naissent entre une personnalité entière et une qui "relativise" tout ce qui est entier.
Bon courage Bazarette.
Charly...


chrystelyne 27/05/2008 13:47

Ton texte m'apparait avec certaines lettres hiéroglyphes,  je vois là un signe ! signe que l'amour est et restera un mystère ! Pas de règles,  je crois en ce domaine, et pas de certitudes ! 10 ans , 20 ans, 30 ans  après, qu'en est-il  de la passion du début , avec le poids des années , du quotidien et l'évolution de chacun, personne ne peut le dire au départ, alors ne pas trop se poser de questions, ni vouloir à tous prix  faire mieux , être l'exception  e tsurtout   pas de fusion , d'oubli de soi ,  pas d'esprit de sacrifice , rester deux  entités  en partage (c'est rarement le cas ), simplement veiller  à rester  un couple , ne pas noyer sa relation dans la multitude des préoccupations  quotidiennes , parentales , professionnelles, et  autres ! et puis aller au bout de sa relation d'amour  , que c e soit pour  6 mois, un an , 10 ans  ou pour la vie  ! je reste aussi persuader que l'amour se porterait mieux si l'on ne partageait pas à chaque instant  le quotidien  et si l'on pouvait garder un peu d' indépendance et de distance , genre chacun son appartement , oui oui  ! je sais !  très difficile en pratique , enfants,  aspect  financier etc,  pas assez romantique ,  mais je crois   vraiment que vouloir toujours ,  tout partager est un leurre , et si l'amour parfait était un mythe  à revoir !bises  et puis aimons sans trop réfléchir  !chrystelyne

Charly... 27/05/2008 17:51



Des signes hiéroglyphes ? Sur le blog ou sur la messagerie ?
Ton allusion au mystère de l'amour m'a bien fait rire. Il fallait y penser.
Certains disent que le mariage, c'est comme une loterie: parfois on perd, parfois on gagne gros. Sur le long terme les choses finissent par révéler leur vraie nature. La capacité à vivre à deux,
ça s'apprend. Ce n'est pas automatique. Chacun a des changements inévitables à opérer, pour se garantir un minimum de succès : dans sa façon de concevoir la vie car on ne pense plus en
célibataire mais pour deux, dans ses projets, dans ses occupations, dans ses priorités, ses préférences, ses concessions... On ne peut plus agir que pour soi. J'ai lu quelque part que
« l'homme devra s'attacher à sa femme et les deux devront devenir une seule chair ». C'est dire combien la complémentarité devrait primer. Une véritable question à traiter soigneusement
pour que l'union soit une réussite.


Les difficultés sont nombreuses. Tu as cité le poids des années, le poids du quotidien,
l'évolution de chacun, le fait de se poser trop de questions, vouloir à tout prix faire mieux, être l'exception, se noyer dans les préocupations quotidiennes.


De ton côté, tu pencherais plutôt pour ne pas partager chaque instant du quotidien. Tu
vas même plus loin: garder un peu d'indépendance, de distance, chacun ayant son appartement, carrément ! Un partage complèt serait un leurre; l'amour parfait, un mythe à
revoir.


De mon côté, je me demande ce qui t'a amenée à penser une chose pareille.
Un amour parfait ne peut se développer qu'entre personnes parfaites. C'est loin d'être notre cas. Par conséquent il faut s'attendre à rencontrer des difficultés sur notre chemin. Des difficultés
dûes, en partie, à notre égoïsme, notre orgueil, nos manquements, nos faiblesses, maladresses, manque de discernement, de sagesse, de pespicacité, de compréhension, à nos malentendus, etc... On
peut désirer se garder de petits moments de solitude de temps en temps, mais de là à vouloir garder une certaine distance... on pourrait croire que « la seule chair » dont il est
question plus haut à du mal à exister. Dans ce cas, je comprend que tu préfères éviter toute "fusion, oubli de soi, esprit de sacrifice". Les deux entités en partage dont tu parles, me font
penser à deux amis, non pas à un couple uni par les liens sacrés du mariage. La notion de partage dans un couple va plus loin, à mon sens, qu'entre deux amis, tandis que pour la distance, c'est
le contraire.


Ou bien comme tu dis à la fin: aimons sans trop réfléchir !
Charly...